Mon baptême de mer

Mon baptême de mer - Travis Tate

Comme beaucoup de gens qui ont l’esprit aventurier, j’ai toujours rêvé de parcourir le monde, ou du moins, une bonne partie du globe à bord d’un voilier. Malheureusement, je ne pourrai pas diriger un quelconque bateau, puisque je suis un novice en la matière. Toutefois, cette situation ne m’a pas empêché d’avancer et de me lancer ! Bien au contraire, c’était pour moi un défi à relever.

Un voyage improvisé

Il est vrai que seul le capitaine peut tenir la barre, mais tout le monde peut devenir membre d’un équipage. J’ai organisé ce périple depuis quatre mois, et me voilà fin prêt à tout affronter. Étant donné les conditions auxquelles je serai exposé, j’ai dû demander à un professionnel de vérifier mes bagages tout en lui empruntant quelques conseils avisés qui me permettront de survivre une fois éloigné des côtes.

J’avais opté pour une croisière assez originale et plutôt aventurière. J’avais décidé de faire du bateau-stop pour arriver à destination. Le capitaine du premier bateau que j’ai choisi semblait fatigué comme on dit, un vieux loup de mer. C’est en embarquant à bord de son petit trésor que j’ai ressenti pour la toute première fois les vraies secousses que provoquaient les grosses vagues venant s’abattre sur la coque. Le plus fantastique dans tout cela, c’est qu’il m’avait permis d’apprendre les rudiments de la navigation. J’ai fait partie intégrante de l’équipage et pris part aux diverses tâches qui aideraient à mener le bateau à bon port. Il faut avouer que durant la première semaine, je ne m’étais pas du tout senti bien dans mon assiette. J’avais tout le temps mal au cœur et il m’était parfois difficile de rester debout en équilibre sans m’agripper à quelque chose.

Me voilà devenu matelot

Notre bateau a croisé un autre qui partait dans une direction tout à fait opposée, et je me suis proposé de le joindre. Aucune négociation nécessaire, il a suffi que le capitaine ait parlé à celui du second pour que j’obtienne son approbation. Avec les quelques bases en navigation que j’ai accumulées jusque-là, je n’avais pas honte de me tenir debout aux côtés des matelots présents même si je n’en suis pas un officiellement. Au bout du compte, la clé du succès reposait sur la débrouillardise et la volonté d’apprendre. Rien ne ressemblait à ce que j’avais en tête avant mon départ. Tout était beaucoup plus compliqué même pour hisser les voiles. Il ne s’agit pas d’un rideau exterieur que l’on glisse juste doucement sur son support. Ici, il faut de la rapidité, du savoir-faire et de la force pour contrer les caprices du vent. Bref, c’était une expérience pleine d’émotion et très enrichissante. Dès que j’ai mis pied à terre, je suis reparti découvrir d’autres horizons.